Par ce temps de fièvre élective, j'ai décidé de ne pas m'abstenir mais à ma façon.
On avance d'un pas hésitant. L'obscurité qui règne à l'intérieur n'est pas rassurante mais lorsqu'on franchit le seuil, on se sent instantanément bien, enveloppée par la chaleur accueillante de la maison. Les yeux s'habituent peu à peu à la pénombre. On découvre alors les tableaux. Belles décorations chamarrées qui ornent les murs sombres. On est séduits par la variété des paysages et des portraits. On s'attarde sur chaque tableau. Ici le dessin représente une vieille femme ridée qui porte sur ses frêles épaules le poids de la douleur d'un pays meurtri. Les larmes coulent toutes seules, chaudes et brûlantes. Là, une fresque représentant une maison de la casbah d'antan. On devine les silhouettes dansantes des spectres qui hantent le lieu. On se glisse dans la peau d'une souris pour découvrir les secrets qui se dissimulent derrière la grande porte et nous voilà témoins d'une histoire d'amour tendre et légère où l'humour omniprésent donne du baume au coeur. Cette affiche milite pour l'environnement. Elle représente une immense décharge où les rêves brisés d'un peuple s'entassent défigurant le paysage. Avec talent, l'artiste nous fait entrevoir que sous les immondices, il y a l'endroit le plus beau de la terre. Un inscription en bas du tableau appelle à la dépollution des esprits blasés et désespérés.
On aura tout le temps pour admirer les autres tableaux.
On monte à l'étage. Une porte est à moitié ouverte. On la pousse. C'est la chambre d'enfants. Un bébé dort. Une petite fille joue à la poupée et lance des regards espiègles. On ne veut pas déranger. On passe sur la pointe des pieds devant la chambre des parents. On entend des chuchotements, des interrogations. On redescend.
Dans le séjour, on découvre la bibliothèque. Un trésor! Un traité de mathématiques à la portée du profane, un regard sur l'actualité, sur une certaine littérature, sur un certain cinéma... On croit avoir tout vu. On s'apprête à partir. Auparavant, on se pomponne devant la glace dans la salle de bains puis par curiosité on ouvre la boîte à pharmacie. Elle est remplie de médicaments contre un mal unique : la connerie. Une bonne dose de ce sirop vous requinque l'humanité. Il a des effets secondaires, on sent une bouffée d'extase lorsque le poème passe dans le coeur. Il y a des pillules de toutes les couleurs. Les blanches à l'usage exclusif des hommes. Un comprimé matin, midi et soir et la machistite aigüe des ces messieurs se trouve atténuée. Les jaunes et les rouges guérissent de la fanatistite des pays chauds. Prenez-en autant que vous voulez, c'est sans risque....
On s'éloigne puis on se retourne. La maison est toujours aussi moche en apparence avec ses appariements de couleurs maladroits mais grâce à la magie des mots, on reste au fond de soi sous le charme de ce mélange subtil de tendresse et d'humour et surtout cette touchante authenticité qui fait que ce lieu aurait pu, aurait dû, porter le nom de BLADI.
Je suis tombée amoureuse de ce blog...
On aura tout le temps pour admirer les autres tableaux.
On monte à l'étage. Une porte est à moitié ouverte. On la pousse. C'est la chambre d'enfants. Un bébé dort. Une petite fille joue à la poupée et lance des regards espiègles. On ne veut pas déranger. On passe sur la pointe des pieds devant la chambre des parents. On entend des chuchotements, des interrogations. On redescend.
Dans le séjour, on découvre la bibliothèque. Un trésor! Un traité de mathématiques à la portée du profane, un regard sur l'actualité, sur une certaine littérature, sur un certain cinéma... On croit avoir tout vu. On s'apprête à partir. Auparavant, on se pomponne devant la glace dans la salle de bains puis par curiosité on ouvre la boîte à pharmacie. Elle est remplie de médicaments contre un mal unique : la connerie. Une bonne dose de ce sirop vous requinque l'humanité. Il a des effets secondaires, on sent une bouffée d'extase lorsque le poème passe dans le coeur. Il y a des pillules de toutes les couleurs. Les blanches à l'usage exclusif des hommes. Un comprimé matin, midi et soir et la machistite aigüe des ces messieurs se trouve atténuée. Les jaunes et les rouges guérissent de la fanatistite des pays chauds. Prenez-en autant que vous voulez, c'est sans risque....
On s'éloigne puis on se retourne. La maison est toujours aussi moche en apparence avec ses appariements de couleurs maladroits mais grâce à la magie des mots, on reste au fond de soi sous le charme de ce mélange subtil de tendresse et d'humour et surtout cette touchante authenticité qui fait que ce lieu aurait pu, aurait dû, porter le nom de BLADI.
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publié par alkhansa dans: alkhansa